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Environnement
Urbanisme
Art et écologie
Ecosophie

Créer des espaces laissant place à un principe d’attention au monde,
voie d’accès douce à l’écologie, complémentaire des principes de précaution et de responsabilité pollueur/payeur.
Contribuer à une écologie étendue en faisant appel à la « fonction » artistique pour élargir les perspectives, décentrer et donner à voir du systémique i.e. ressentir une appartenance à un tout.

Une histoire qui commence avec l’observation de l’intensification de l’emploi des thèmes liés à l’écologie et l’environnement dans le débat public actuel. Face à l’articulation confuse des termes caractérisant ces échanges, ne sommes-nous pas en devoir d’interroger le discours ou la prêche écologiste moyenne ? Sommes-nous dans le cadre de la diffusion de croyances intermédiaires douces, supplétifs temporaires et nécessaires préparant à de nouvelles connaissances à venir (société qui facilite l’accès à…) ? Ou bien assistons-nous à la naissance d’une nouvelle idéologie dure à vocation unanimiste (société de la contrainte, de la taxe et de la culpabilité) ? De par l’hétérogénéité des différents « porte-paroles », sans doute un peu des deux. Dès lors comment participer à encourager la première voie, pour éviter une bascule vers la seconde ?

Quelques briques ici
Morceaux choisis

Urbanisme

La ville : espace public, espace privé, espace fragmenté

Comment filmer un arbre sans filmer la forêt ? La forêt, c’est à dire le contexte productif que l’arbre produit. Comment filmer l’élément urbain sans filmer la ville ? Et comment filmer la ville, l’arbre, la forêt, l’élément… autrement qu’à travers des fragments ? Dès lors, comment ceux-ci tiendraient-ils ensemble ?

Architecture des humeurs

Partir du désir des gens dans la co-construction (symbiotisme) d’un habitat collectif, zone habitable en train de se faire par agglutination des désirs individuels troubles et contradictoires. Ce tricotage itératif de formes communes passe par la mise en place d’un double dispositif de collectes : signaux verbalisés en réponse à d’autres signaux verbalisés, micro-signaux moléculaires symptômes de la modification de la composition chimique d’un corps.

Intégration en appartement…

Deux habitats (agencements) urbains en compétition de substitution.
- Peuplement des canapés de salon & télévision : niche globale, terrier d’un spectateur, dedans.
- Peuplement des bancs publics & strate arborée : niche locale, corridor d’un flâneur, dehors.

Art et écologie

(Re)montage(s)

L’imagerie écologique a pour ambition de relier entre eux tous les points de l’univers. Dévoiler sans masquer, elle déborde des cadres. Hors-champ, elle appelle nécessairement à un certain type de (dé)montage « cinématographique ».
Remontage des coupes que nous faisons dans l’étoffe des choses, précisément afin de dévoiler le tissu des relations qui porte tout existant, ces vastes parties du réseau de la pensée qui se trouvent situées à l’extérieur du corps.

Les hommes qui plantaient des arbres…

Du médecin, symptôme, au pharmacien, dose. De 1987 à 2009, quelques fragments d’images révélateurs de l’évolution de notre capacité à englober les « artefacts » dans une vision littéraire du monde.
2009, des images outils de « désinfection » en batterie pour lutter contre la désaffection et la désaffectation ? Curieuse et triste dépoétisation pour lavement, culte du propre qui déshabille les traces comme les sons.

Les « écosystèmes » lynchiens

Construire un terrain de jeu, ou un monde, c’est d’abord isoler des caractères perceptifs parmi une nature « fourmillante ». Séparer et trier entre ce qui est « important » et ce qui ne l’est pas. Déformer pour reformer. Comme le dit von Uexküll, « chaque espèce vit dans un monde unique, qui est ce qui lui apparaît déterminé par son organisation propre […] rien que quelques signes comme des étoiles dans une nuit noire immense ».